Agir pour un chauffage au bois responsable

Logo-chauffage au bois responsable CAPIVous utilisez un chauffage au bois ?

Bravo ! C’est un matériau renouvelable et, bien utilisé, il représente une bonne solution pour couvrir vos besoins énergétiques tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Mais saviez-vous qu’il peut être à l’origine de 70% des émissions de particules fines les jours de grand froid ?

Alors, oui, le chauffage au bois est :

  • Économique
    Il est le combustible le moins cher par rapport au chauffage électrique, au gaz ou encore au fioul.
  • Écologique
    Renouvelable, son impact est très limité voire inexistant sur le réchauffement climatique car entre le temps où il est planté et le moment où il est brulé, un arbre aura capté plus de CO2 qu’il n’en aura dégagé lors de sa combustion.

Mais prudence, en fonction de votre équipement, du bois utilisé ou de vos gestes pour allumer votre feu, cette belle solution pour l’environnement et pour votre portefeuille peut devenir contreproductive.

En effet, mal utilisé, le chauffage au bois peut avoir un impact fort sur la qualité de votre air et sur votre budget énergie.

Un chauffage au bois efficace et peu polluant, c’est possible !
Suivez nos conseils pratiques :

(La campagne « Mon chauffage responsable » est financée avec le soutien de l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie).

Crédit photo haut de page : © maho – stock.adobe.com

Être équipé d’un matériel avec un bon rendement est l’assurance de ne pas générer une surconsommation de bois, d’émissions polluantes et d’encrassement de votre appareil.

Un bon équipement c’est :

  • un appareil récent disposant du label flamme verte

visuel Logo flamme verte capi

Le label (en savoir plus ) a été lancé en 2000 par les fabricants d’appareils de chauffage au bois avec le concours de l’ADEME.

Sa vocation : promouvoir l’utilisation du bois par des appareils de chauffage performants dont la conception répond à une charte de qualité exigeante en termes de rendement énergétique et d’émissions polluantes.

Un appareil flamme verte 5 étoiles émet :
– 30 fois moins de particules qu’une cheminée ouverte
– 10 fois moins de particules qu’un foyer fermé ou un appareil datant d’avant 2002
– et 2 fois moins de particules qu’un appareil flamme verte 4 étoiles

  • utilisé à sa puissance nominale et bien dimensionné

Il faut veiller à ne pas acheter un appareil trop puissant car pour être pleinement efficace et éviter l’encrassement du conduit, votre chauffage doit pouvoir fonctionner à plein régime.

L’astuce en +
Tout ce qui est noir pendant ou après un feu, c’est du bois gaspillé qui n’a pas brulé !

Les tutos de Peter : découvrez les conseils avisés de Peter en vidéo grâce à notre partenaire France Bois Bûche : visionnez

Une autre vidéo de Peter pleine d’astuces : visionnez

Vous hésitez entre poêle à bois, chaudière ou insert ? Retrouvez toutes les informations dans la brochure de l’ADEME « Chauffage Mode d’emploi » (disponible également dans l’espace de téléchargement).

Un bon bois est avant tout un bois sec, de bonne qualité et qui rendra son plein pouvoir calorifique. L’idéal c’est de brûler du bois qui a séché durant 2 ans dans de bonnes conditions de stockage.

  • Source : guide Info Énergie Auvergne-Rhône-Alpes
  • Pour des conseils en direct, retrouvez la permanence de l’espace Info Energie 38 au 4 avenue Ambroise Genin à Bourgoin-Jallieu.

La garantie d’un bois sec

Le plus efficace et le plus économique est de s’approvisionner à l’avance au printemps et de s’occuper soi-même du séchage sur une durée de 2 ans.
Pour accélérer cette étape, vous pouvez couper et fendre le bois avant de le stocker dans un endroit ensoleillé, ventilé, à l’abri des intempéries et surélevé de 10 cm du sol.

L’astuce en +
L’aspect de votre bois peut vous révéler de précieuses indications sur son état !
Fissures ou écorce qui se décroche facilement sont les signes d’un bois bien sec.
Mais un poids anormalement lourd sera le signe d’une présence d’eau trop importante dans le bois.

Quel bois acheter ?

Pour être sûr de ne pas se tromper mieux vaut acheter un bois certifié « France Bois Bûche », un gage de qualité et de production locale. Découvrez les engagements des professionnels adhérents : ici.

Privilégier les feuillus (chêne, charme, châtaignier, hêtre, robinier, frêne…) qui sont denses et chargent plus d’énergie dans le foyer du poêle.
Les résineux et les feuillus tendres (bouleau, peuplier…) prennent feu plus facilement et sont bien adaptés à l’allumage des feux.
Mais attention, les résineux encrassent davantage et les feuillus tendres peuvent être gorgés d’eau.

Briquettes ou granulés ?

Comme les granulés, les briquettes sont fabriquées à partir de sciures et de copeaux de bois compactés. Le produit est sec et dense. Il est plus compact, facile à stocker et génère moins de poussières. Son coût est en revanche supérieur à la bûche.

L’astuce en +
Dans un poêle à bois, on peut aussi brûler des bûches de bois densifié, composées de sciure et de copeaux. Elles s’utilisent comme des bûches classiques. À volume égal, elles contiennent plus d’énergie, encrassent moins et laissent moins de cendre.

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Pour allumer son feu, chacun sa technique, mais connaissez-vous l’allumage par le haut ?
Non ? Pourtant c’est la meilleure méthode pour diminuer la pollution émise et le nombre de bûches à utiliser !

Pourquoi allumer son feu par le haut ?
C’est écologique : cela permet de chauffer le poêle et le conduit de l’appareil. Les flammes brûlent alors les gaz résiduels et seule la vapeur sort de la cheminée ce qui permet de réduire les émissions de particules fines et de polluants.
C’est économique : dès l’allumage il suffira de brûler 3 ou 4 bûches. La combustion plus lente permettra de maintenir le feu pendant plus d’une heure. Chauffer le conduit de cheminée assure un bon tirage et permet aux bûches suivantes de mieux se consumer car elles seront placées sur un lit de braises incandescentes.
Si la gestion de votre feu est bien effectuée, vous ne devrez l’allumer qu’une seule fois par jour.
De plus, vous n’avez plus besoin d’ouvrir la porte de votre foyer pendant la combustion. Vous évitez ainsi tous les refoulements de fumée qui se diffusent dans votre intérieur.

Comment s’y prendre ?

Source : Communauté de Communes Le Grésivaudan

 

L’astuce en +
Vous pouvez aussi utiliser cette technique pour allumer votre barbecue !

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Traversée par des axes routiers importants, reliant les agglomérations grenobloise et lyonnaise, la CAPI fait partie d’un bassin de vie plus large que son propre territoire pour les enjeux relatifs à la qualité de l’air.
Pourtant, contrairement à certaines idées reçues, le transport est loin d’être la première source de pollution de l’air.

Son impact sur l’émission de particules fines est par exemple moins important que celui du chauffage individuel au bois.
Ce dernier, tout au long de la période de chauffe, et encore plus lors d’épisodes de grand froid, représente à lui seul plus de 2/3 de ces émissions.

Graphique Emissions particules CAPI
Données Atmo Auvergne-Rhône-Alpes : étude fine de 2017 Image

C’est d’ailleurs l’addition de ces deux facteurs qui déclenchent le seuil d’alerte pollution en hiver.
C’est pourquoi la CAPI souhaite sensibiliser les habitants à cette réalité, en ciblant en premier lieu les utilisateurs de chauffage au bois.
L’étude et l’enquête (« Mon chauffage sans langue de bois ») lancées en 2017 par la CAPI ont permis de constater que vous êtes près de 10 000 ménages à avoir choisi le bois comme mode de chauffage principal ou occasionnel. Cela représente 22% des logements de notre territoire.
32% des appareils de chauffage sont des cheminées à foyer ouvert ou des poêles datant d’avant 2002. Ces appareils constituent la principale source d’émission de particules fines en hiver.
L’objectif de la campagne « Mon chauffage responsable » est de communiquer auprès de ces utilisateurs sur les bonnes pratiques avec trois axes de progression possibles : le matériel utilisé, le combustible et les techniques d’allumage.

  • Nous pouvons tous devenir acteur de la qualité de l’air !